Dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002, le ferry le « MS le JOOLA » coule en mer avec plus ou moins 2300 personnes à bord. Pour un bateau qui n’a le droit d’en charger que 550 à chaque voyage, la surcharge est évidente. Or, ce n’est pas la seule anomalie que l’auteur va rencontrer au cours de son enquête ! Que cela se passe sur un trajet reliant Ziguinchor — chef-lieu de la Casamance : région enclavée du Sénégal qui se bat depuis plus de vingt-cinq ans pour recouvrer sa souveraineté — à Dakar, tous deux au Sénégal, via la Gambie, ne peut pas nous surprendre outre mesure, mais le résultat de ces recherches fera bien davantage ! Même dans un pays où la « Masla » sévit —
Dieu nous protège, il pourvoira ! — on ne peut pas être à ce point négligeant ni irresponsable ! Or, tout au long de ce livre, c’est à se demander si nous sommes vraiment en pleins cauchemars et si nous allons nous réveiller bientôt !
Pour des milliers de familles qui restent, dont plusieurs sont européennes, le constat est douloureux et les questions demeurent en suspens. À ce jour, deux ans après le naufrage, la majorité d’entre elles n’a pas encore été indemnisée et aucun procès n’a encore eu lieu ! La France doit toujours statuer.